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Destinations

Brésil : L’Amazonie

Ca faisait des années que j’allais au Brésil faire du kitesurf sans prendre le temps d’aller visiter un peu le pays, quel dommage ! J’ai choisis cette saison de faire une petite visite de l’Amazonie…

L’Amazonie fait parti des endroits où la satisfaction d’arriver est proportionnelle à la difficulté d’accès.

Après un vol pour Manaus, plus grande ville d’Amazonie, puis un court transfert en voiture jusqu’à l’immense embarcadère, vestige de l’âge d’or de l’exportation du caoutchouc naturel, j’embarque finalement sur une pirogue motorisée. Au fur et à mesure que je m’éloigne de toute cette agitation, je regarde l’eau sombre défiler en me demandant ce qu’il peut bien y avoir en dessous : nous sommes sur le Rio Negro, et cet affluant porte bien son nom ! L’eau est vraiment noire, opaque…

Et puis bout de quelques kilomètres de traversée – le fleuve fait 6km de large –, l’eau devient brusquement brun clair, la démarcation est nette et c’est très surprenant : le Rio Negro rencontre le Rio Solimoes. Le capitaine m’explique que du fait de la grande différence de température de ces deux eaux, elles ne se mélangent pas avant des kilomètres. C’est aussi en ce point que le fleuve prend le nom d’Amazone : ça y est, mon objectif se rapproche !

S’ensuit un nouveau transfert en voiture, puis de nouveau un court transport en pirogue : la forêt amazonienne, ça se mérite ! Je croise régulièrement des petites maisons sur pilotis, ou même sur flotteurs : ce sont des « stations essence » locales. En Amazonie, il n’y a pas de routes : les rivières sont les seuls axes de circulation praticables. Au fur et à mesure que je m’enfonce dans la jungle, les habitations deviennent de plus en plus rares, et les cris d’animaux deviennent omniprésents. Je commence vraiment à être au bout du monde, et j’adore ça !

J’arrive finalement en fin de journée à mon écolodge, le Dolphin Lodge. Celui-ci porte bien son nom ! Régulièrement, des botos, ces dauphins roses endémiques d’Amérique du Sud, sortent leurs museaux hors de l’eau. Peu craintifs, ils viendront souvent à ma rencontre lors de mon séjour.

Le lodge est composé de quatre petites cabanes sur pilotis de plus de 15m de haut. En effet, lors de la saison des pluies, le niveau du fleuve est de 12 à 15 mètres plus haut que pendant la saison sèche ! Depuis mon balcon, j’ai du mal à imaginer que l’eau puisse monter jusqu’à ma chaise longue : la rivière semble si loin depuis là-haut !

J’ai vraiment adoré mon séjour dans ce petit cocon ! Tous les matins, j’allais observer le lever du soleil depuis le ponton du lodge. C’était aussi le meilleur moment pour repérer des oiseaux de toutes les couleurs : aras, martins pêcheur, toucans…

Amazonie

Je retrouvais ensuite mon guide, Maicon, et nous partions ensemble explorer la jungle. La forêt est vraiment inextricable là-bas : il n’y a aucun sentier, nous avancions à la machette, essayant d’être le plus discret possible pour surprendre les singes hurleurs. Maicon est natif d’ici, et connait tous les secrets de son terrain de jeu. Quand il agitait une brindille devant un trou, une mygale en sortait ! Si il plongeait ses mains dans une flaque boueuse, il en ressortait une énorme tortue préhistorique à tête plate, la fameuse matamata. Une fois il a même repéré une famille de capibara – le plus gros rongeur au monde – en suivant leur odeur.

Ces petites ballades matinales étaient toujours pleines de surprises, presque irréelles !

L’après-midi, nous prenions la pirogue. Que ça soit pour visiter l’atelier de préparation du manioc dans un village voisin, explorer un nouvel affluant et surprendre un groupe d’ibis rouge, ou encore pour pêcher des piranhas dans les environs.

D’ailleurs si comme moi, vous n’avez aucune patience pour la pêche, sachez que celle aux piranhas est faite pour vous ! J’accrochais un petit bout de poulet à l’hameçon, je le jetais à l’eau, et environ dix secondes plus tard, j’avais déjà une touche !

Là généralement, je tendais ma prise à Maicon, car j’avais trop peur de me faire croquer un doigt en essayant de le décrocher de l’hameçon. Mon fier butin était ensuite servi au repas du soir.

Mais ce qui m’a le plus marqué dans cet univers tellement nouveau pour moi, c’est bien le safari nocturne. Nous sommes partis en pirogue en pleine nuit sur l’eau calme du fleuve : les oiseaux dormaient sur les branches de la rive, immobiles telles des statues, à quelques centimètres de moi. Des serpents rodaient, attirés par ces proies faciles.

Soudain, Maicon s’est mis debout dans la barque, et à commencé à émettre un son indescriptible. Il m’explique qu’il est en train d’imiter le cri de la femelle caïman. Ne me demandez pas à quoi cela ressemble, je serai bien incapable de le décrire ici : sachez juste que c’est possible !

Mais le plus incroyable, c’est que rapidement, un mâle caïman a répondu à son appel. Maicon s’en est alors approché doucement, en ramant précautionneusement. Puis, d’un geste vif, il a plongé les mains dans l’eau sombre… et en a ressortie un caïman de près d’un mètre ! J’ai été tellement surprise que j’ai failli en tomber de notre embarcation ! Il m’a ensuite expliqué le mode de vie de cet animal assez commun dans le fleuve amazone : d’ailleurs, saviez vous que la femelle caïman transporte ses petits dans sa bouche ?

Il y aurait encore tant d’anecdotes à décrire… Au final, je suis restée une petite semaine au Dolphin Lodge : chaque journée était pleine de découvertes ! Les nuits aussi étaient incroyables : je dormais au milieu des mille bruits de la jungle, bien à l’abris dans mon bungalow. J’essayais d’identifier les différents animaux à leurs cris : parfois je reconnaissais le bruit caractéristique du singe hurleur, véritable alarme de la forêt.

Je me suis vraiment sentie toute petite dans cette immensité sauvage, complètement perdue dans ce monde nouveau où j’avais tout à apprendre. Chaque arbre, plante ou animal avaient ses secrets, son utilité pour le peuple indigène. Bref, visiter l’Amazonie Brésilienne, c’est se plonger dans un univers surprenant et fascinant, c’est retenir son souffle à chaque nouvelle rencontre avec la faune, c’est vivre une expérience complètement déroutante !

N’hésitez pas à venir me faire un petit coucou sur ma page Facebook si vous avez des questions !

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Mon matos utilisé pour ce trip : rien de très compliqué finalement, du matériel grand public !

– Mon Drone : DJI Phantom 4 
– Un petit hybride à objectifs interchangeables : je l’utilise aussi pour mes photos ! Panasonic Lumix DMC-GX7CEG
– Et la nouvelle gopro ! Je la conseille fortement, elle est super fiable et facile d’utilisation, contrairement aux anciennes versions ! GoPro HERO5 

Tags : amazoniebresilroadtripvoyage
Isa

The author Isa

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