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Réflexions

Comment la loi de l’emmerdement maximal a changé ma vie

Comment la loi de l’emmerdement maximal a changé ma vie

Vous connaissez la loi de Murphy dite, la loi de l’emmerdement universelle ?

Ce bon vieux Murphy raconte que tout ce qui est susceptible d’aller mal, ira mal.
Vous avez forcément déjà connu cela !

C’est toujours la caisse d’à côté qui va le plus vite au supermarché.
Tout objet planqué sous le lit l’est à une distance égale à la longueur de votre bras + 1 cm.
Les emballages à ouverture facile sont toujours inviolables.

Murphy raconte également qu’un emmerdement n’arrive jamais seul : c’est la loi de l’emmerdement maximal.
Et c’est cette loi qui a changé ma vie.

En fait, je vais commencer l’histoire par le début sinon vous n’allez rien comprendre. Ça c’était juste du teasing pour être sûre que vous me lisiez bien jusqu’au bout. 🙂

kitesurf australie lac rose

Je n’étais pas bonne dans ce que je faisais

J’ai travaillé pendant 5 ans en tant qu’ingénieur dans une grande entreprise, et franchement, ce n’était pas pour moi. Je tournais en rond, j’y allais à reculons, je m’ennuyais, je m’ennuyais tellement qu’une fois je me suis endormie en meeting.
Le souci, c’est que l’on était que deux en réunion ce jour-là.
Eh oui.
Grand moment de solitude.

Honnêtement, des anecdotes glorieuses dans ce genre, j’en ai des tas.

Bref, ce boulot n’était pas fait pour moi, et du coup, je n’étais pas bonne dans ce que je faisais. C’est un cercle vicieux, car quand on est mauvais dans son boulot, on se croit incapable de réaliser quoi que ce soit.

Il y a 4 ans maintenant, j’ai finalement réussi à négocier une rupture conventionnelle – je pense qu’ils étaient bien content de se débarrasser de moi – , et je suis partie en Australie, seule.

Je me rendais doucement compte que le métier d’ingénieur ne me correspondait pas, mais en même temps, je ne voyais pas quoi faire d’autre.

Bref, je suis partie au bout du monde, espérant trouver des idées, de l’inspiration et un sens à ma vie en regardant des beaux paysages, des couchers du soleil, des kangourous…

“Ce n’est vraiment pas ton année Isa”

Hahahaha ! Cette phrase, je l’ai entendue cent fois ! Mes amis me disaient cela avec plein de compassion : “Ce n’est vraiment pas ton année Isa”

Il faut dire que partir seule au bout du monde quand on est dans une période assez négative de sa vie, c’est un coup à s’attirer que des emmerdes.

Le négatif attire le négatif comme le dit ce sacré Murphy.
Et cela n’a pas raté pour moi.
Mon aventure Australienne a très mal commencé.

J’ai voulu me mettre au kitesurf, j’ai marché sur une sorte de poisson pierre local (cobbler fish), dès ma première séance, et j’ai été incapable de poser le pied par terre pendant deux semaines.

Quand je partais faire de la planche à voile, je me servais d’une petite boite à clés, que l’on pouvait ouvrir grâce à un code, et que j’accrochais à ma voiture. Et ben, ça n’a pas raté. Je me suis rapidement fait voler toutes mes affaires ainsi que mes clés de voiture, et je me suis retrouvée sans rien, seule en combinaison au coucher du soleil, au milieu du bush.

J’étais tellement stressée et mal dans ma peau que j’ai commencé à avoir des problèmes de santé. J’ai dû me faire opérer des yeux en urgence au milieu de nulle part, par un mec en tong et en boardshort, qui avait la flemme de mettre des gants. Le pire c’est que je me suis vite rendu compte qu’il n’avait rien d’un opthalmo : il venait de gérer l’accouchement de la cliente précédente.

J’ai voulu apprendre le stand-up paddle, je me suis fracturée la main. Moi, la judokate, habituée à tomber depuis ma tendre enfance !

Il y a eu aussi cette fois où je me suis retrouvée nue face à trois esthéticiennes qui “apprenaient sur moi”, et puis la fois où j’ai failli perdre ma voiture dans une rivière, sans parler de cette première soirée avec un Australien, qui a vite tournée au cauchemar.

Quand ma énième emmerde est arrivée, j’étais prête pour l’accueillir

Mais je ne me suis pas découragée. J’ai continué mon voyage, bien décidée de profiter à fond de ce qui devait être à la base « un break de 6 mois ».

J’avais très peur de l’inactivité, peur de devenir toute molle comme ces backpackers que l’on croise parfois. Cela me rendait folle de ne rien faire : j’avais l’impression de régresser dans ma vie. Alors j’ai commencé à m’intéresser à la photo, au drone, à la vidéo, et à faire un blog.

Si fait que quand ma énième emmerde est arrivée, j’étais prête pour l’accueillir.

Un jour, alors que je faisais du kitesurf au milieu de nulle part toujours en Australie, un énorme grand blanc, un requin de 4-5 mètres de long m’a foncé dessus. Il est vraiment arrivé sous moi, c’était l’angoisse. Je l’ai vraiment vu arriver par en dessous, me charger, puis faire brutalement demi-tour au dernier moment. Quand je ferme les yeux aujourd’hui, je me rappelle encore de sa tête, toute proche de moi.
J’étais loin du bord, trop loin. Le vent a décidé de se casser la gueule pile à ce moment-là, et je suis tombée à l’eau. C’était vraiment l’angoisse, j’étais persuadée qu’il allait revenir sur moi, et que j’allais mourir ce jour-là.

Par hasard, j’avais lancé le drone juste avant d’aller à l’eau. J’ai donc eu toute la scène, en intégralité.

L’Australie est un pays qui adore les vidéos de ce genre, et rapidement, la mienne est devenue virale. Mes réseaux sociaux ont explosé, les chaines de TV se déplaçaient pour me rencontrer, les radios m’appelaient en direct sans me prévenir, les magazines voulaient connaître mon histoire… c’était fou !

Et puis, je suis rentrée en France, et les médias Français ont pris le relai. Certains d’entre eux ont aimé ma façon d’être, et c’est ainsi que je suis devenue chroniqueuse voyage pour deux magazines et une chaine TV.

 

J’aime raconter que c’est un requin qui m’a permis d’en arriver là, mais ce n’est pas VRAI.

Aujourd’hui, je fais enfin un métier qui a du sens pour moi, je m’éclate, je progresse et me dépasse, mes clients sont contents, et pour être vraiment honnête, je gagne bien mieux ma vie qu’avant.

J’aime raconter que c’est un requin qui m’a permis d’en arriver là.
Mais ce n’est pas vrai.

En réalité, j’ai réussi le jour où j’ai accepté de mettre mon temps et mon énergie dans quelque chose qui me correspondait vraiment.

Les réseaux sociaux, c’est vraiment un outil magique qui vous permettra de gagner énormément en visibilité. Et pour peu que vous soyez agréable et sympa, les gens auront envie de travailler avec vous. Croyez-moi, cela m’a ouvert de nombreuses portes.

Je conclurai avec une citation que j’adore, et que je me répète toujours quand c’est difficile :

“La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à  danser sous la pluie.”

Et merci Murphy !

N’hésitez pas à me suivre 🙂

Los Roques Venezuela Kitesurf

Vous venez danser avec moi ?

Si vous avez des questions, je réponds toujours dans la journée sur ma page Facebook 🙂 Retrouvez d’autres photos et venez aussi me faire un petit coucou sur Instagram 🙂

A bientôt ?

Bisous Câlins

Isa

Tags : australieblogueurentrepreneurvoyage
Isa

À propos de l'auteur Isa

Ingénieur informatique, j’ai décidé il y a deux ans de changer de vie. J’ai plaqué mon métier et j’ai commencé alors à parcourir le monde, devenant peu à peu photographe, vidéaste, puis blogueuse !

3 commentaires

  1. Je vous suis depuis qq temps mais je ne connaissais pas l’origine de votre histoire. Bravo vous respirez la réussite et la VIE. C’est un plaisir de Vous suivre et de voyager en même temps même si je prefere les climats plus doux que l’Islande on sait jamais si un jour le grand froid m’attirait. bonne journée
    Sophie

Viens papoter !