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Réflexions

Arrêtons de tricher avec nos rêves : changer de vie !

Arrêtons de tricher avec nos rêves : changer de vie !

“Dans ma vie d’avant”, comme j’aime le dire, j’étais ingénieur. Je gagnais très bien ma vie, mais je menai une vie désespérément égoïste : tout tournait autour de la rentabilité, de la productivité… Je ne respectais plus mes valeurs, et du coup au fond, j’étais malheureuse. Pour autant, je n’avais pas le courage de tout quitter et changer de vie.

Je n’avais pas le courage de tout quitter et changer de vie

Je me demandais souvent pourquoi j’avais étudié si dur pour un résultat aussi décevant. Finalement, le sport était devenu ma seule motivation, mon objectif : aller au boulot en vélo, aller courir tous les midis, faire des courses toujours plus incroyables le weekend.
J’avais réussi à me convaincre que ça ne me dérangeait plus tant que ça de passer mes journées assise devant un ordinateur à écrire des tonnes de documents que personne ne lirait jamais.

Et puis, on ne va pas se mentir, c’était assez confortable : parfait pour pratiquer mes passions à fond, tout en gagnant très bien ma vie.

Alors je continuais ce petit quotidien frustrant, en me disant que, peut-être un jour, j’aurai le courage de tout quitter et changer de vie.

ibis delta parnaiba bresil kitesurf

Un jour, mon monde s’est écroulé.

Du jour au lendemain, je me suis retrouvée célibataire, et avec une opportunité de quitter mon travail avec une rupture conventionnelle. Sur le coup, j’étais désespérée, mais au fond de moi, je savais que c’était une bonne chose. Je ne sais pas comment le décrire, mais profondément, je savais qu‘il était temps pour moi de m’écouter. D’arrêter de tricher avec mon rêve.

Alors que cela faisait des années que j’hésitais à tout plaquer, c’est alors apparu comme une évidence. Pour me sauver, il fallait que je parte loin, que je vive mon aventure, que je change de vie.

Tout a alors été très rapide : une semaine après, j’avais mon billet pour l’Australie. Pourquoi l’Australie ? Car ça me semblait terriblement loin, et que pour une fois j’avais le temps. Aussi car j’avais envie de soleil. Enfin, ce pays propose des visas Vacances/Travail qui permettent de faire des petits boulots tout en voyageant !

J’ai vendu tout ce que je pouvais pour remplir mon copmte en banque, et je suis partie seule au bout du monde avec ma petite valise.

Esterel

Apprendre le lâcher prise

J’ai commencé à voyager en me disant que dans 6 mois/1an, je reviendrai à ma petite routine confortable d’ingénieur. Que c’était juste un “break”.

Cela me rassurait. Ainsi, le risque était minime. Je partais avec mes petites économies accumulées pendant 4 ans, qui me permettaient de vivre sereinement ma petite aventure.

Mais j’ai vite déchanté !

Une fois à l’autre bout du monde, j’ai trouvé ça vraiment super difficile : tous les jours j’étais pleine de doutes.

Qu’est-ce que je suis en train de faire ?

J’avais vraiment peur de faire fausse route, de devenir trop déconnectée du monde, de ne pas pouvoir revenir en arrière. Que c’est difficile le lâché prise, juste profite ! Je vous jure, on n’est pas formaté pour cela.

J’espérai trouver des réponses en Australie, mais aucune ne venaient à moi. C’est idiot, mais avant de partir, j’étais persuadée qu’en regardant des beaux couchers de soleil à l’autre bout du monde, j’allais trouver ma voie, comme une évidence. Forcément, cela ne s’est pas du tout passé ainsi. J’avais beaux enchaîner les couchers de soleil, je ne savais toujours pas ce que j’allais pouvoir faire de ma vie, et cela m’angoissait.

Au fond de moi, je savais que je ne voulais pas revenir à ma vie d’avant. Mais je ne voyais pas d’autres solutions.

Se réinventer, exercice difficile

Il y a une question qui revient souvent : “Comment tu as fait pour te décider ?”
Je ne vais pas vous mentir, je crois que je ne me suis jamais vraiment décidée !

Le “un an” de voyage a commencé à se transformer en “18 mois”. Régulièrement je passais des entretiens pour des postes d’ingénieur, en grande indécise que j’étais, juste pour me rassurer je crois.
Et puis finalement, quand j’avais le poste, je trouvais la meilleure excuse du monde pour refuser :

“Comment ça ? Vous me dites que vous n’avez PAS de DOUCHES dans vos locaux ? Non, ça ne va pas être possible, je ne signerai JAMAIS chez vous !!!”

Je vous jure, c’est véridique, et j’ai vraiment honte aujourd’hui…

Tout de même, comme je ne voulais pas rester inactive, j’ai commencé à monter une petite association, pour promouvoir le sport au féminin, mais aussi à m’intéresser à la photo, à la vidéo, à l’écriture aussi…

Un bilan de compétences a changé ma vie

En parallèle de mes voyages, j’ai aussi commencé un bilan de compétences : c’est lui qui m’a vraiment aidé à y voir plus clair.
J’ai réalisé que j’avais surtout besoin de déculpabiliser. Je trouvais ça limite honteux de faire ce dont j’avais envie, et non ce dont pourquoi j’avais durement étudié. Le regard de ma famille me faisait peur. Et cela m’empêchait de changer de vie.

Aussi, mon coach a vu en moi une personne créative, faite pour entreprendre. J’avais du mal à le croire au début, car dans mon ancien boulot d’ingénieur, ce n’était jamais moi qui avais les bonnes idées !

Un bilan de compétences, ce n’est pas juste remplir des cases pour savoir pour quel boulot on est fait. C’est vraiment un travail sur soi, et c’est extrêmement enrichissant !

Je ne peux que vivement vous conseiller cette expérience et cet organisme qui a littéralement changé ma vie ! Il y a des chances que ce bilan de compétences soit entièrement gratuit pour vous, car financé par votre fond de formation ou pôle emploi. En tout cas ça a été mon cas !

Si vous voulez en savoir plus sur le bilan de compétences, voici un article dédié à cela.

Los roques kitesurf

Suivre son propre chemin et changer de vie

Ce bilan de compétences m’a fait ouvrir les yeux. Je me suis rendue compte que j’avais appris tellement en voyageant : j’ai appris à faire un site web, à monter des vidéos, j’ai progressé en photographie et j’ai commencé à jouer avec Photoshop… J’ai également appris de nouvelles langues ! J’ai aussi appris à réagir face à des situations désespérées, à garder mon sang froid, à réfléchir vite et bien. Et tout ça au final, était vachement valorisant.

Une semaine après ce bilan de compétences, j’ai alors monté ma boite.

Aujourd’hui, je me régale en proposant mes services vidéo, je travaille aussi en tant que chroniqueuse grâce à un requin (je vous invite à lire cet article).

Enfin, cette petite association autour du Trail, que j’avais monté quand j’ai commencé à voyager est aussi devenue une part de mon activité. J’agis pour développer le sport au féminin : j’aide à mettre en lumière des femmes d’exceptions, je crée des partenariats pour permettre aux femmes d’accéder à des courses ou stages Trail à petit prix, en proposant mes services photos en contrepartie.

J’ai enfin le sentiment d’utiliser toute mon énergie dans le bon sens. Et surtout, je fais un truc qui me PLAIT, et du coup, je le fais BIEN.

J’ai enfin assumé mes rêves. Et je me suis rendue compte que finalement c’était possible !

tête de chien

Arrêtons de tricher avec nos rêves… Oser changer de vie !

Tu as le droit de te tromper. Mais il y a une chose que tu n’as pas le droit de faire : tricher avec ton rêve.
Je terminerai avec cette phrase qu’un de mes abonnés m’a sorti l’autre jour, et que j’aime beaucoup :

“Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.”

Confucius devait sûrement déjà faire du kitesurf 😉

Vous voulez en discuter, des conseils ? 

Si vous avez des questions, je réponds toujours dans la journée sur ma page Facebook et Instagram 🙂

 

Tags : bilan de compétencesblogueurentrepreneurvoyage
Isa

À propos de l'auteur Isa

Ingénieur informatique, j’ai décidé il y a deux ans de changer de vie. J’ai plaqué mon métier et j’ai commencé alors à parcourir le monde, devenant peu à peu photographe, vidéaste, puis blogueuse !

17 commentaires

  1. Wow,cela est tellement plaisant de te lire. Je t’ai connu grâce à mon amour car il te suit depuis déjà un bon bout.(kite) Moi je ne fais pas de kitesurf mais adore suivre ce sport de mon viseur Canon . J’ose croire que je viverais de ma photos un jour! (Sport en action)Tu es d’une simplicité si réconfortante, tu nous montres les vrai valeurs de la vie que bien des gens oublient avec le temps. Avoye vite grouille dépêche. …..c’est mots que j’essaie tant bien que mal à ne pas dire sur 5 jours. Ouffff parfois je me demande pourquoi courir ainsi c’est pas comme cela que je voyais ma vie. MERCI À toi c’est très plaisant te suivre, tu fais partie de mes petits bonheurs qui me font sourire! Qui sait, un jour j’aurais peut-être l’honneur de faire des photos de toi x. Merci la vie merci à toi x

    1. Salut Caroline !
      Alors la, sache que j’admire vraiment les copines de kitesurfeur, car mine de rien c’est épuisant de rester sur la plage dans ce vent, avec le soleil en pleine figure, à essayer de prendre des photos sympas !
      Merci beaucoup en tout cas pour ce gentil message très touchant ! Moi aussi j’ai tendance à vivre à 100 à l’heure, mais c’est bon aussi non?
      Bise, et j’éspère te voir un jour sur une planche de kite 😉

  2. Même début de parcours que toi, j’en suis à un an en Nouvelle-Zélande et un mois en Malaisie. J’ai pour projet d’aller au Vietnam, Cambodia, Thailand, retour France puis je vais chercher un job d’ingénieur au Canada. Ce fut un plaisir de te lire.

    1. Salut Mathieu ! Ca fait plaisir de voir un baroudeur trainer sur mon blog ! Peut-etre on se croisera un jour dans le monde 😉 J’éspère que tu trouveras facilement au Canada !

  3. Salut Isabelle,

    J’ai adoré ton article. Je suis en école d’ingénieur depuis deux ans (une assez bonne) et cela faisait un an que je refoulais la voix au fond de moi qui me disais d’arrêter pour vivre mes rêves, pour vivre de mes passions : voyager, partager mes conseils et aventures; programmer, creer des sites webs et des application; le développement personnel, motiver les personnes à realiser leurs rêves en leur en donnant les clés.
    Et voilà, demain matin j’ai rdv avec la directrice pour lui dire que j’arrête les etudes. Elle va tenter de me retenir, tout comme mes parents mais mon choix est fait.

    Vivre de ses passions et le partager pour inspirer d’autres personnes tout en les y aidant à y parvenir elles aussi est pour moi la plus belle chose qui soit et qui me motive chaque matin à donner tout ce que je peux pour atteindre ce rêve.

    C’est ton premier article sur lequel je tombe et ça me donne envie d’en lire plus.

    Bonne continuation,

    Victor.

    1. Salut Victor !
      Je suis assez surprise par ton message. Je ne sais pas trop quoi te dire : je ne te cache pas que moi ca me “rassure” de savoir que j’ai un diplôme d’ingenieur, au cas ou un jour je sois lassée de cette vie. Etre à son compte, c’est génial, mais c’est parfois stressant ! Est-ce que j’aurai toujours envie d’avoir cette vie? Je ne sais pas, je suis incapable de le dire..
      Si tu as déjà été si loin et si tu as déjà beaucoup donné, peut-etre que c’est dommage d’arrêter maintenant? Un diplôme d’ingénieur, même si tu ne t’en sers pas, permet aussi de te crédibiliser pour tes futurs partenariats. Il ne te reste qu’un an n’est ce pas? Peut être que ca vaut le coup de s’accrocher !
      N’hésite pas à me contacter pour en parler !

  4. Déconne pas Victor, passe ton diplôme et deviens plombier après. On a tous eu des doutes sur le côté costard / cravate du chemin qu’on nous trace en école mais le diplome t’ouvre des portes, ne serait-ce que la porte d’une banque pour financer ton ashram bio/durable en plein Ardèche !

    Accroche toi !

  5. C’est juste super d’avoir réussi à prendre le virage du changement . c’est difficile le moment où l’on se rend compte que nous avons laissé nos rêves nous échapper . Je suis à la croisée des chemins et je me force à être patiente, cela fait tellement longtemps que je n’ai pas pensé à ce que je souhaitait que la peur de ne pas savoir comment faire, de ne pas réussir à faire le choix m’angoisse chaque jour. Je ficelle mon projet dans ma tête mais lorsque j’en parle je sens qu’autour de moi on me pense déconnectée avec la réalité., alors je me tais. Oui je suis déconnectée avec ma réalité parce qu’elle ne me correspond pas j’ai envie de vivre autre chose. La route va être semée d’embûches mais le jeu en vaut la chandelle

    1. Salut Anne Marie,
      Désolée je te répond un peu tardivement, j’ai complètement loupé ton message.
      Tu en es où du coup de ce changement de vie?

  6. La croisé des chemins.. .. Entre l’envie dailleurs, de rencontres, d’ exotisme, d’épices, de grands espaces, d’odeurs nouvelles, de cultures autres, de partagent qui nous animent depuis l’enfance et le chemin que l’on a pris il y a certainement quelques années et d’autres jolis projets. Mon rôle de maman m’a comblé mais ces désirs deviennent un besoin . Alors même si cela prendra encore un peu de temps, histoire de mûrir cela et que mes pisseuses déjà grandes soient plus autonomes… Je je sais que je partirai en mode sac a dos à travers le monde .
    Merci pour ton blog, ton asso, ta page fb…. Et félicitations je suis admirative .

    1. Merci miss ! Je suis moi même un peu étonnée de me retrouver la. J’ai simplement écouté mes envies, et j’ai construit autour. Je te souhaite vraiment de t’épanouir dans ce que tu fais. Avant j’avais un travail qui n’avait aucun sens pour moi, je n’avais pas l’impression d’apporter une touche positive dans ce monde..

  7. Tu vas dire que je te harcèle mais je me reconnais tellement en toi! j’ai moi aussi tout vendu en France et mis le reste dans une box et je suis venue vivre en calédonie mais je culpabilisais de ne pas travaillais après 11 ans d’études alors j’ai repris le chemin du boulot…mais la je crois avoir vraiment trouvé ma voie dans la course a pied et les voyages je ne sais pas comment réussir a en vivre pour l instant mais advienne que pourra l’important c’est d: être heureux! tu me rassures tellement dans mes choix ! merci beaucoup!

  8. Bonjour Isabelle. C’´est le hasard qui m’a fait rencontrer ton site car j’ai le rêve de faire des belles vidéos aériennes et ton site est bourré de conseils. Maintenant que je découvre ton parcours je suis admiratif du courage que tu as eu de tout quitter pour réaliser tes rêves. J’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle à dire à des personnes én souffrance que les limites étaient dans leur têtes et toi tu en es la preuve. Ça me fait du bien de te découvrir. Bonne journée à toi. Philippe

  9. Salut Isabelle,
    je suis tombe sur ton site par une video de sportihome sur l’ile Maurice et ta video Chill in Mauritius. Je trouve tres interessant ton ADN (Approche Digital Nomad) et bravo pour avoir franchi le pas, le sentiment de vivre ce que l’on veut est effectivement decuple.

    Pour ceux qui pensent qu’il faut tout plaquer pour etre un DN, il y a d’autres metiers qui permettent de bosser en remote d’où le vent souffle,d’ou la vague deferle ou encore d’ou le trecking est incroyable. Les DN peuvent tres bien faire quelques mois sedentaires et les autres en remote.
    Je ne connais pas un DN qui soit nomade a 100%, il doit en exister une poignee des hardcores, des purs, mais en general les DNs que j’ai rencontre ont toujours un ou 2 pieds-a-terre. J’ai rencontré un gars qui faisait les saisons comme chauffeur taxi sur la cote d’azur et les autres mois off season il les passait au Bresil, en Affrique du Sud ou encore au Vietnam pour suivre les saisons de vent pour le kitesurf.

    Donc pour ceux qui sont deja digital par leur profession – software engineer, data engineer, sysadmin, bloggueur, designer, etc – ils ont deja la moitie du parcours deja fait, de plus en plus d’entreprises – tres peu francaises par contre – ont des offres d’emploi en remote. Vous pouvez aussi negocier avec votre emploi actuel quelques semaines en remote depuis le Bresil par example et voir comment ca marcherait avec le boss. Pour les autres non digital faire un travail saisonnier ou interimaire pour renflouer les finances avant de partir est aussi une solution.

    Finalement vivre le reve n’est pas si complique, la simple difficulte est de s’en donner les moyens avec un petit plan d’actions et voila!

    Isabelle merci encore pour ton site, les articles et l’inspiration de pousser nos reves a se realiser.
    A bientot peut-etre sur les spots de Taiba 😉
    Cheers,
    Johnny

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