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Faire du Kitesurf au Japon

Faire du Kitesurf au Japon

Faire du Kitesurf au Japon ? Et pourquoi pas !

J’ai toujours été fascinée par ce pays, et je savais que l’archipel d’Okinawa était propice à la pratique du Kitesurf : l’occasion de réunir mes deux passions !

Alors pendant des semaines, j’ai mené ma petite enquête pour organiser un Kite trip au Japon complètement hors des sentiers battus : les japonais étaient d’ailleurs très étonnés de rencontrer une touriste ici, et on me demandait sans cesse si j’étais une kitesurfeuse professionnelle. Bref, c’était très drôle !

Allez, je suis sympa, je vous livre mes secrets… 

À faire absolument avant de partir faire du kitesurf au Japon : traduire son permis de conduire

Vous allez avoir besoin d’une voiture pour aller sur les différents spots.

Au Japon, il est impossible de louer une voiture sans une traduction en Japonais de votre permis de conduire. Vous ne pouvez pas louer de voiture avec un permis international classique. Il faut une traduction spéciale.

Cette traduction se demande en ligne, minimum 4 semaines avant votre départ.

J’ai utilisé ce service pour traduire mon permis.

Avoir une application de traduction, et savoir mimer !

Il existe au Japon quatre types de caractères distincts. Il y a tout d’abord nos lettres romaines, appelé « Romanji » : cet alphabet est utilisé dans les grandes mégalopole pour mon bonheur, et celui des touristes. Écrire en « Romanji » est également très à la mode, et est censé donner un côté branché à une boutique. Les mots en français ont d’ailleurs particulièrement la cote, ce qui donne naissance à des enseignes toutes plus loufoques les unes que les autres. Les Japonais placent quelques mots en Français, souvent aléatoirement. J’ai ainsi pu croiser le restaurant « Steak Bleu Ciel », la bijouterie « Jouir du Bijou », et le magasin de cosmétique « Musée de la Peau ».

En dehors de lieux touristiques, les « Romanji » disparaissent, et les choses se compliquent pour nous, pauvres touristes. Les japonais utilisent aussi des kanas, qui se décomposent en deux alphabets distincts, les « hiragana » et les « katakana ». Ces alphabets se composent chacun d’une cinquantaine de caractères. L’alphabet « katakana » est utilisé la plupart du temps pour écrire des mots étrangers car ses caractères correspondent à des sons phonétiques. « Hiragana », lui, est également un alphabet phonétique et apparait surtout dans l’enseignement, pour permettre aux étudiants de comprendre le dernier alphabet, les « kanji ».

Près de 95% de l’écriture japonaise est rédigée sous forme de « kanji ». Le problème, c’est qu’il existe plus de six milles « kanji », bien que « seulement » deux milles soient des « kanji » d’usage courant, qui vous permettront par exemple de lire le journal.

Mais même avec la meilleure des applications de traduction, vous plongerez la plupart du temps en plein inconnu. Vous ne saurez jamais vraiment ce que vous commandez au restaurant, et vous allez forcément vous retrouver à un moment donné, obligé de mimer un bœuf de Kobé, une soupe aux pieds de porc, ou un sushi à la crevette.

Je me rappelle aussi avoir bataillé de longues minutes avec la télécommande de mon climatiseur. Alors qu’il faisait à peine dix degrés dans la chambre, je cherchais désespéraient comment activer la fonction chauffage : aucune des touches n’étant en caractères lisibles pour moi. Les toilettes japonaises seront également un mystère pour vous, et je vous souhaite sincèrement de ne pas confondre le bouton de la chasse d’eau, avec celui du « jet ».

Enfin, vous jouerez certainement un jour ou l’autre au jeu des sept différences, pour tenter de reconnaître le kanji correspondant à votre bus.

Mais sachez que tout cela fait également partie du charme du Japon. Visiter ce pays, c’est finalement faire un jeu de piste en permanence, et c’est très amusant. De plus, les japonais seront toujours très motivés pour vous aider, mais rare sont ceux qui parlent Anglais. Apprêtez-vous à mimer comme jamais !

Quand partir faire du Kitesurf au Japon ?

Dans l’archipel d’Okinawa, la saison du vent commence en Novembre, et finit en Mars.

Si vous y aller plutôt en début de saison, vous aurez du vent un peu plus léger, et du soleil. Plus vous allez avancer dans la saison, plus le vent sera fort, l’eau froide, et le ciel couvert.

En y allant en Décembre, j’ai navigué tous les jours en 6m, 8m et 10m. L’eau était à 25 degrés, et il fallait une bonne shorty ou une petite intégrale.

Si cette destination ne colle pas avec vos disponibilités, pensez à regarder mon CALENDRIER DU KITESURFEUR.

Kitesurf Japon Miyakojima

Comment transporter mon matériel de Kitesurf au Japon ?

J’ai choisi de prendre le ANA Experience Japan Fare. Cette classe tarifaire est réservée aux étrangers. Pour y avoir accès, vous devez simplement fournir votre numéro de e-ticket de votre vol international.

En plus d’un tarif privilégié, vous aurez le droit à 2 sacs de 23kg gratuits. De quoi prendre facilement votre boardbag. Si vous lisez attentivement les conditions, vous remarquerez que le bagage hors format n’est pas compris. Cependant, je n’ai eu aucun soucis et on ne m’a jamais demandé de payer le moindre supplément pour mon matériel de Kitesurf. 

Gardez bien votre réservation avec vous : dans les petits aéroports des îles, le personnel n’était pas au courant des deux bagages gratuits. J’ai dû leur expliquer à chaque fois, ce qui est vite compliqué vu que personne ne parle Anglais. Mais avec un peu de patience, et de politesse, tout est vite rentré dans l’ordre.

Quelles îles choisir pour faire du Kitesurf au Japon ?

Vous aurez certainement envie de tout faire, mais il faudra faire des choix. Je vais vous présenter trois îles très différentes.

Miyako-jima, le spot ultra convivial

Miyako-jima est clairement une des meilleurs îles pour pratiquer le kitesurf au Japon. Il y a de nombreux spots de Kite, qui permettent de rider quel que soit la direction du vent.

En plus, une petite guesthouse permet de se retrouver entre rider ! Vous pourrez ainsi covoiturer pour aller sur le spots, profiter des précieux conseils de Shu-san et Meg, et faire de belles soirées barbecue avec les riders locaux !

Voici les différents spots :

  • Sanitsuhama : Juste à côte de la guesthouse, c’est un spot de kite qui ne marche que à marée haute. C’est une grande bassine parfaite pour les débutants, avec de l’eau jusqu’à la taille, ce qui permet d’avoir un espace relativement flat.
  • Maehama Beach  : C’est la plage paradisiaque pour faire du kitesurf au Japon. Vous pouvez également jouer avec des bancs de sable à marée basse.

Kitesurf Japon Miyakojima

  • Takano Fishing Port : Un kite spot également très photogénique. C’est également un bon spot pour faire du foil, à marée haute seulement.

Par contre, Miyakojima en elle même m’a moins séduite que les autres îles. Les plages sont certes magnifiques, mais l’île est désespérément plate ! Pas la moindre randonnée ! L’île est surtout composé des champs de canne à sucre.

J’ai tout de même apprécié marcher dans les mangroves, visiter la fameuse usine de sel, et la serre aux hibiscus.

Avec des vols directs depuis Tokyo, cette île japonaise est également assez touristique.

Kume-jima, des conditions kitesurf splendides mais un spot difficile d’accès

La bande de sable Hate No Hama

Je voulais absolument me rendre à Kume-jima au Japon pour tester le fameux spot de kitesurf de Hate No Hama. 

Imaginez, une immense langue de sable de plusieurs kilomètres de long, des tortues de partout, et vous êtes quasi seul au monde !

Cependant, on ne peut s’y rendre que en bateau, et cela devient vite onéreux. Il est quasi impossible de décoller depuis un autre endroit de l’île. Généralement, vous partagez le bateau avec d’autres riders, toujours des japonais.

Hate no Hama kitesurf japon Kumejima

L’île de Kume-Jima : hors des sentiers battus

Pour se rendre à Kume-jima, il faut prendre un vol depuis Okinawa. Cela fait que l’île est plus confidentielle, et moins touristique.

Il y a énormément de choses à voir à Kume-jima : j’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette petite île japonaise ! Il y a de belles balades à faire, des collines à escalader, mais aussi une grotte mystérieuse de plus d’un kilomètre de long, des catacombes, des falaises impressionnantes sur la côte déchiquetée, des ruines d’anciens châteaux, de sublimes plages et piscines naturelles… l’île est un concentré de points touristiques !

Où se loger à Kume-Jima ?

J’ai loué une très belle petite maison traditionnelle en tatamis, pas très loin du spot. La nuit était à 40€, mais les prix varient énormément d’une période à une autre.

> Disponibilités et réservations : Kume Huest House

Ishigaki, Japon traditionnel et kitesurf de façon anecdotique

Pourquoi aller à Ishigaki ?

On ne va pas à Ishigaki pour le kitesurf. On n’y va pour ses montagnes, ses randonnées, ses plongées sous-marines, ses raies manta, ses magnifiques plages, ses galeries d’art et sa culture. On y va aussi pour la fameuse île de Taketomi et son japon rural.

Vous l’aurez compris, il y a énormément de choses à faire à Ishigaki. Cette île japonaise est une des plus grandes, et très bien desservie avec des vols directs depuis Tokyo.

Faire du kitesurf à Ishigaki

Le spot de kitesurf est très photogénique, et vous y croiserez sûrement quelques locaux. Pour s’y rendre, il faut se garer ICI. C’est assez impressionnant, il faut s’aventurer dans un tout petit chemin serpentant dans les cannes à sucre. Pour les amateurs de surf, il y a également de belles petites vagues sur le reef.

Où se loger à Ishigaki ?

J’ai choisi de loger à Iriwa Gueshouse, à deux pas du spot de kitesurf.
Gon le gérant connait l’île par coeur, parle Anglais, et est toujours de bons conseils. J’ai vraiment beaucoup aimé cette petite maison au calme.

En profiter pour visiter le Japon traditionnel

Commander un JR PASS

J’ai profité de mon trip pour passer 3 jours autour de Tokyo ( Tokyo/Kyoto/Nara). Il y a des consignes bagages à l’aéroport au niveau des départs internationaux : c’est très facile d’y laisser son boardbag pour partir à l’aventure !

C’était plus économique pour moi de commander un fameux JR RAIL PASS : ce pass vous permet d’utiliser gratuitement tous les trains de la compagnie JR. C’est très pratique, économique, et flexible.
Je l’ai commandé ici.

En route pour Kyoto !

J’arrive à la gare juste à temps pour attraper mon train pour Kyoto, le fameux Shinkansen, l’équivalent de notre TGV national. Pas loin de 323 trains Shinkansen quittent Tokyo chaque jour. Pour garantir la propreté des trains, les équipes de nettoyage ont mis au point une méthode bien rodée assez incroyable pour nous Européens. Les agents ont exactement sept minutes chrono pour effectuer leur travail d’entretien. Chaque employé va couvrir un wagon, soit plus de cents sièges à lui tout seul, effectuant un travail acharné. Une fois leur tâche accomplie, les employés se rangeront tous en ligne devant le train et effectueront tous un salut. C’est impressionnant !

Kyoto est une ville qui regorge de merveilles

Kyoto est une ville qui regorge de merveilles, en ce moment sublimées par les dernières couleurs de l’automne. La ville dénombre pas moins de 1700 temples bouddhistes, 700 sanctuaires shinto, et 17 sites inscrits au Patrimoine Mondial de L’Unesco. Il est vraiment agréable de flâner dans les rues de la mégalopole, explorer des petits temples oubliés loin des touristes, tenter d’apercevoir les geishas dans le quartier de Gion, admirer la vue splendide sur la ville depuis la montagne d’Iwatayama, parc naturel habité par une centaine de macaques.

Mon hôtel se trouve juste à côté d’« Arashiyama », la célèbre forêt de bambous de Kyoto.

Alors que je marche sur ce sentier bordé de ces plantes géantes, au milieu d’une foule de Japonais, je réalise doucement l’importance culturelle portée à la nature dans ce pays. Le bambou représente la force et la prospérité, c’est pourquoi un tel lieu n’est pas anodin et très apprécié des locaux. L’ambiance y est unique, apaisante et presque magique.

Les ryokan, les auberges traditionnelles

J’ai décidé de passer cette première nuit au Japon dans un « ryokan », une auberge traditionnelle. L’hôtelier ne parle pas le moindre mot d’Anglais, mais je comprends vite à son regard horrifié que je suis censée retirer mes chaussures avant de rentrer dans l’établissement. Ma chambre est très simple, épurée au maximum. Ici, on dort sur des tatamis. Sur mon futon, un « yukatan », une sorte de kimono léger, qui me servira de pyjama, mais aussi pour me promener à l’intérieur de l’établissement.

Mon « ryokan » possède également un « onsen», une source thermale naturelle, comme il y en a un peu partout au Japon. Ces sources géothermiques sont réputées pour avoir de nombreuses vertus thérapeutiques.

Issues des traditions ancestrales japonaises, les bains sont considérés comme un moyen de purifier le corps et l’esprit. Il y a cependant certaines règles à respecter pour ceux qui veulent s’y délasser. Déjà, cela peut surprendre, mais la baignade se fait totalement nue : pour des raisons d’hygiène, le maillot n’est pas autorisé. De plus, tous les usagers doivent se laver et se rincer avant d’entrer dans les bassins. Enfin, les tatouages sont strictement interdits dans les « onsen». Dans le Japon d’antan, les tatouages étaient le signe de ralliement et d’appartenance aux Yakuzas, célèbres mafieux japonais, tatoués de la tête aux pieds. Au Japon, le tatouage est un art réprimé et mal perçu qui peut fermer beaucoup de portes à ceux qui en ont.

Dans un « ryokan », le repas du soir est servi de façon traditionnelle : assis par terre, autour d’une table basse. Mon diner était composé d’une dizaine de petits plats, dont j’ai été complètement incapable d’identifier la plupart. Un soin particulier était porté sur les couleurs et la présentation, chaque plat était une petite œuvre d’art en soi.

La gastronomie japonaise et incroyablement variée et raffinée. Il existe des dizaines de types de restaurants japonais différents. Le plus surprenant ? Les « Okonomiyaki ».

Les « Okonomiyaki » servent une sorte galette à base de nouilles, d’œuf et de légumes, copieusement arrosée d’une sauce de soja : originalement c’était un moyen d’utiliser les restes des repas de la veille. Mais ce qui est amusant dans ces restaurants populaires, c’est l’agencement. Les clients s’assoient autour d’une plaque chauffante, sur laquelle le chef prépare la fameuse galette. Ces restaurants sont toujours très conviviaux, même pour le touriste lambda.

Le sanctuaire shinto « Fushimi Inari »

L’un des plus beaux endroits à Kyoto est sans conteste le sanctuaire shinto « Fushimi Inari ». Représenté sous la forme d’un renard, Inari est la déesse des moissons et de la fertilité, l’une des plus honorées du pays, et elle réside sur le mont où est construit cet incroyable sanctuaire. Ce qui surprend le plus à « Fushimi Inari », ce sont les « torii », ces hauts portails de couleur vermillon typiquement shinto marquant en général l’entrée d’un temple.

N’espérez pas les compter, il y aurait ici plus de 10 000 « torii », couvrant presque la totalité du long sentier serpentant jusqu’au sommet de la montagne. Ces « torii » proviennent uniquement de donations faites par des entreprises, des hommes d’affaire ou des particuliers, pour honorer la déesse.

L’atmosphère est envoutante dans ce lieu hors du temps.

Nara, ses temples mais aussi ses cerfs

On va à Nara pour ses temples bouddhistes, mais surtout, pour ses cerfs. Difficile de passer à côté de la mascotte de la ville, tant elle est omniprésente : on retrouve des cerfs gravés sur les plaques d’égouts, dessinés sur chaque bus, à l’entrée de chaque échoppe…

Et pour cause !

Plus d’un millier de cerfs sika vivent en liberté dans le parc de Nara. Considérés comme des messagers des dieux, les cerfs ont longtemps eu un statut divin. La légende raconte qu’en 768, la divinité Takemikazuchi-no-mikoto, s’est rendue à Nara sur le dos d’un cerf blanc. Depuis, les cerfs ont acquis un statut sacré, et les habitants devaient même s’incliner devant eux quand ils les croisaient. Jusqu’en 1637, tuer un cerf était même passible de la peine capitale ! Déchus de ce statut divin à la fin de la Seconde Guerre Mondiale ils sont aujourd’hui considérés comme un trésor national.

Nara cerf japon

Des biscuits « officiels » sont en vente un peu partout pour nourrir ces adorables morfales. Mais sachez que l’opération est risquée ! On a vite fait de se faire encercler par un groupe de cerfs un peu trop gourmands dès que l’on a un paquet de biscuits à la main.

Piaffant d’impatience, ils vous assèneront des petits coups avec leur tête et pinceront vos vêtements. Cela donne lieu également à des scènes complètement irréelles : vous apercevrez certainement de jeunes japonaise, perche à selfie sous le bras, tenter de fuir pour échapper à une horde de cerfs sika. Les plus rusés d’entre eux ont même appris les coutumes locales : pour demander à manger, certains vous saluent comme les japonais avec un hochement de tête.

À Nara, les cerfs évoluent aussi librement au milieu de Kasuga Taisha, un sublime sanctuaire shintoïste établi en 768. Un long sentier entouré de mille hautes lanternes de pierre, gagnées par la mousse et les lichens, mène à ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’ambiance est saisissante. L’intérieur du sanctuaire, est lui, orné par de sublimes lanternes de bronze.

Pourquoi aller au Japon ?

Un voyage au Japon est une expérience unique. La perte de repères est réelle, c’est une destination complexe, une énigme stimulante. Possédant à la fois une culture millénaire et une modernité incroyable, le Japon est un pays d’émerveillement, une contrée d’excès et de contrastes frappants.

Vous partez bientôt au Japon faire du Kitesurf ?

Si vous avez des questions, je réponds toujours dans la journée sur ma page Facebook 🙂 Retrouvez d’autres photos et venez aussi me faire un petit coucou sur Instagram 🙂

A bientôt ?

Bisous Câlins

Isa

 

Tags : japonkitesurfvoyage
Isa

À propos de l'auteur Isa

Ingénieur informatique, j’ai décidé il y a deux ans de changer de vie. J’ai plaqué mon métier et j’ai commencé alors à parcourir le monde, devenant peu à peu photographe, vidéaste, puis blogueuse !

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