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Trek et découverte du Népal

Trek et découverte du Népal

Terre de légendes à la charnière des mondes indiens et chinois, montagnes mythiques abritant huit des plus hauts sommets de la planète, neige éternelle et toits du monde : cela faisait un moment que je voulais m’aventurer sur les sentiers escarpés du Népal. J’étais attirée par les sommets mythiques de la chaine himalayenne, mais aussi par la découverte de ce royaume magique, spirituel et mystérieux qu’est le Népal.

Comment organiser son Trek au Népal?

J’ai fait beaucoup de recherches avant de me lancer dans ce trip. Je voulais un guide pour deux personnes uniquement, quelque chose de sur-mesure et d’intime, hors des sentiers battus.

Nepal Annapurna Kopra ridge Trek

Rapidement, j’ai vu qu’il y avait deux types de solutions :
– Passer par une grosse agence et payer le prix fort
– Trouver un petit guide local mais celui-ci ne sera sûrement pas couvert par des assurances en cas de pépins, imaginez le cauchemar ! Il faut savoir que si votre guide se blesse, vous êtes responsable de son rapatriement. D’ou l’interêt de passer par quelque chose d’un peu structuré.

Gros coup de bol, j’ai suis finalement tombée le compromis idéal ! Happy Nepal Trek est une petite agence Népalaise tenue par Rajan, un guide qui a décidé de monter sa propre agence. Comment cela fonctionne ?
Rajan a rencontré Frederic, un enseignant français amoureux du Népal il y a des années. Frederic a décidé d’aider Rajan et sa famille : il répondra gracieusement par téléphone à toutes vos questions concernant le trip. Il m’a donné plein d’explications et m’a aidé à choisir mon trek.
Rajan prendra ensuite le relais pour les derniers détails et la réservation : ainsi, vous avez un trip super bien organisé, avec des assurances qui vont bien, et un prix tout petit.
Et surtout, vous avez le sentiment que votre argent va aux bonnes personnes, à des Népalais qui sont dans le besoin. J’ai eu l’occasion de rencontrer Rajan et même de passer une nuit dans sa maison : ce sont des gens qui n’ont rien ou presque.

J’ai ainsi choisi de faire le Kopra Ridge Trek dans les Annapurna : un trek hors sentiers battus, beaucoup de chemins de crêtes et donc paysages grandioses, avec un passage à 4800m tout de même, des rizières, de la neige, des rhododendrons

Katmandu, la ville qui ne dort jamais

Découverte de la ville

Rajan, m’attend à la sortie de l’aéroport de Katmandu, capitale du Népal, un collier de fleurs à la main. Les Népalais sont réputés pour leur hospitalité : Rajan a insisté pour que je passe cette première nuit chez lui, avec sa famille.
Seulement cinq kilomètres séparent l’aéroport de sa petite maison, mais il nous faudra plus d’une heure de taxi pour les parcourir.

A Katmandu, il n’y a pas de feu tricolores : des policiers sont installés sur des petits ronds points aménagés, usant de leur sifflet à outrance. Les sifflements stridents sont accompagnés d’une gestuelle assez complexe, complètement incompréhensible pour le touriste lambda.

Rajan m’explique que les feux de circulation ont été retiré car personne ne les respectait. C’est une bonne chose, m’assure-t-il en souriant : le trafic est deux fois plus fluide depuis que ces petits rond points ont été mis en place !
L’anarchie règne sur la route. Vélos, scooter, camions, voitures se livrent furieusement bataille pour gagner quelques précieux mètres. Au milieu de toute cette agitation, des vaches. Étendues confortablement au milieu de la chaussée, celles-ci ne semblent pas se rendre compte de la confusion ambiante.

Ici, les vaches sont sacrées. Elles sont considérées comme une source de bénédictions et sont vénérées par le peuple hindous.
Je les observe déambuler tranquillement, ornées du même collier de fleurs que moi. Leur endroit favori ? Les routes : quand les voitures les frôlent, les insectes s’envolent. Les vaches peuvent ainsi dormir sereinement. Cela ne facilite guère la circulation déjà très compliquée, mais cela apporte une petite touche de dépaysement qui séduira forcément le voyageur.

La maison de Rajan est minuscule. Je me rends compte que la chambre qui m’est réservée est celle où dort habituellement toute la famille. Pour que je puisse bénéficier d’une pièce, Rajan, sa femme, et ses deux enfants se retrouvent à dormir par terre, entassés dans son petit salon. Quelle situation gênante !

Les Népalais sont ainsi : ils n’ont presque rien mais vous accueilleront toujours les bras ouverts, avec beaucoup de générosité.

Quoi voir à Katmandu?

J’ai vraiment adoré me perdre dans les ruelles sinueuses de Katmandu. C’est une ville pleine de couleurs et de contrastes, on passe soudainement d’un quartier bidonville à un temple hindouiste coloré, du calme d’un stupa bouddhiste à l’effervescence d’un quartier marchand. Des petits autels dédiés aux innombrables divinités bordent les rues, parfois à des endroits complètement improbables, sans aucun soucis d’esthétique ni d’agencement.

Ne ratez pas le magnifique Stupa Bodnath : allez y de bon matin avant la chaleur, et la foule. Cela vous permettra d’ailleurs d’observer les mystérieux rites des moines avant l’arrivée des touristes.

Bodnath stupa Katmandu

Le stupa de Swayambhunath, ou temple des singes, est l’un des plus beaux trésors de Katmandou. Perché au sommet d’une colline, il domine toute la ville et offre une vue imprenable. Le chemin menant à ce haut lieu de la culture bouddhiste est bordé de roues à prières, centaines de cylindres alignés le long de cet interminable escalier de 365 marches.

Un rouleau de papier se trouve à l’intérieur de chacun de ces cylindres en bronze. La croyance raconte que si on fait tourner ces roues à prières dans le sens des aiguilles d’une montre, le texte défile et le mantra se libère dans les airs. Porté par le vent, le mantra se transmet à tous ceux qu’il touche dans sa course, véhiculant ainsi paix et harmonie.

J’aime beaucoup l’idée de faire tourner ces roues à prières pour toucher les personnes qui nous entourent. Elle reflète bien la mentalité népalaise.

Je retrouve Rajan et sa famille pour déguster mon premier Dal Bhat.
Le Dal Bhat est le repas traditionnel du Nepal : cuisiné chaque matin par les femmes, les Népalais le mangent deux fois par jour. Il est composé de riz blanc, d’un bol de soupe aux lentilles, d’un curry de légumes et parfois, de poulet. Il se dévore avec les doigts, dans une grande assiette plate.
Une courte nuit m’attend : demain matin, je reprends l’avion, direction Pokhara, ville aux marches de l’Himalaya !

Pokhara, aux marches de l’Himalaya

Si vous n’êtes pas tranquille lors des paisibles vols longs courrier, ne tentez pas les petits coucous népalais. Mon avion, un vieux Embraer d’une cinquantaine d’année facile, m’attend fébrilement sur le tarmac.

Son fuselage est cabossé, les sièges éventrés, les vitres jaunies par la saleté, et il y fait une chaleur abominable. Une hôtesse distribue du coton pour se boucher les oreilles. Le voyage s’annonce sportif.

Heureusement, la vue incroyable sur les montagnes enneigées me permet de penser un peu à autre chose. Après une trentaine de minutes j’aperçois enfin le fameux lac de Pokhara, étendue turquoise au milieu des montagnes, parsemé de petites barques colorées. Après un virage serré, quelques craquements suspects, et un atterrissage un peu brusque, nous nous immobilisons enfin. Je crois que je n’ai jamais été aussi contente de sentir la terre ferme sous mes jambes tremblotantes !

mountain bike vtt Pokhara

Située aux portes de l’Annapurna, Pokhara est la ville de départ de nombreux treks. Les montagnes sont toutes proches et j’aperçois déjà au loin des rhododendrons en fleurs, petits points fuchsia parsemant les montagnes.

Nous sommes en Avril, la seconde saison la plus touristique du Népal. Certains préfèrent s’y rendre en Novembre pour avoir la garantie d’un ciel bleu et limpide. J’ai préféré risquer de prendre quelques gouttes et j’ai choisis de partir au printemps pour contempler ces incroyables forêts fuchsia.

Nepal Annapurna Rhododendron Trek

Le Kopra Ridge Trek, dans les Annapurna

L’aventure comme ici ! J’ai choisis de faire le trek du Kopra Ridge, un itinéraire hors des sentiers battus, une semaine de marche en itinérance. Les nuits, elles, se passent en « lodge » : rien à voir avec les luxueux hôtels africains. Les lodges sont ici des hôtels très simples, des gites de montagne.  Généralement les chambres sont simplement constituées de quatre murs et d’un lit, plus ou moins confortable.

Dorze m’accompagne tout le long de cette aventure. Chaque jour, il me régale d’histoires sur la culture népalaise. Le soir, il s’occupe de me servir mes repas dans les lodges. Mais ce qui m’a le plus fasciné avec lui, c’est les pommes.

Pendant les sept jours de marche, il a transporté avec lui un énorme sac remplis pommes, afin que je puisse avoir des fruits frais même dans les lodges les plus reculés.

J’ai aussi choisis de prendre un porteur, « Nima ».  J’étais d’abord gênée à l’idée de payer quelqu’un pour porter mes affaires, mais Rajan m’a convaincu : prendre un porteur, c’est parfois permettre à une famille entière de vivre. C’est aussi former un futur guide : la plupart des guides ont commencé comme simple porteur.

Nima m’a vraiment impressionné. Malgré les 20kg de bagage sur le dos, son sourire m’a accompagné tout le long du trek.

Porteur Nepal Trek

Ce qui m’a le plus marqué pendant cette semaine de marche ? Question difficile.

Je me rappelle d’un splendide lever de soleil à Dobato. Ce jour là, j’avais mis mon réveil à 5h. Il faisait encore nuit et une température glaciale régnait dans la chambre. J’avais enfilé fébrilement quelques couches un peu au hasard, et armée de ma frontale, je m’étais dépêchée d’escalader la colline voisine.

Le spectacle était vraiment à la hauteur : le Dhaulagiri, l’Annapurna Sud et l’esthétique Macchapuchare flamboyaient à la lumière orangée du soleil levant.

Ce matin là, cette petite colline était mienne et je me sentais toute petite devant la beauté de l’Himalaya.

Je me rappelle aussi de ma première rencontre avec un Yak. J’avais tellement insisté auprès de Dorze pour voir un yak, qu’il s’était empressé d’appeler les lodges des prochaines étapes pour savoir si les yaks rôdaient dans leur coin. Sur leurs indications, nous sommes ainsi partis à la recherche des yaks sauvages, à plus de 3000m d’altitude. Eh oui, car le yak, en dessous de 3000m, il meurt m’a t-il expliqué : il a trop chaud.
Je me rappelle avoir frissonné de peur quand nous sommes tombés sur le troupeau : on dit du yack qu’il est craintif et redoutable à la fois. Quand on se retrouve face à ce bovidé à la toison épaisse, pesant plus d’une tonne, on prie pour que celui-ci soit de bonne humeur.

J’ai aussi vécu une tempête de neige.
Pourtant, la montagne nous avais mis en garde ce matin là : le lever de soleil était maussade, ce n’était clairement pas le bon jour pour tenter des exploits. Mais nous avions décidé de partir quand même rejoindre le lac sacré « Khayer », perché à plus de 4800m d’altitude.

L’orage a éclaté sur nous alors que nous venions d’attaquer la redescende. La visibilité était telle que j’apercevais à peine Dorze, des flocons énormes me fouettaient joyeusement le visage, des bourrasques de vent me jetaient presque par terre. Et puis sans crier garde, tout s’est illuminé dans un grondement infernal. Dorze m’a fait éteindre mon téléphone portable : d’après lui ça attire la foudre. Et nous avons pris notre mal en patience, tremblants à chaque éclair.

Quoi faire après le trek?

Himalaya Pavilons, l’adresse détente à Pokhara !

Après le trek, j’avais envie de confort, de détente, d’une piscine, d’un SPA, d’une salle de Yoga, et surtout de calme !
Pokhara, comme toutes les villes au Népal, est animée, très animée, peut être trop pour moi.

J’ai trouvé exactement ce que je voulais à « The Pavilions Himalaya« , juste un peu à l’écart de Pokhara.
Faites vous plaisir, vous avez bien marché. Offrez-vous 2 jours de luxe ! Cet hôtel est vraiment le plus beau que je n’ai jamais vu, vous ne regretterez pas.

Si il vous reste un peu d’énergie, vous pouvez partir depuis l’hôtel pour des randonnées. Enfin, si vous êtes l’ami des animaux, sachez que l’hôtel a sa propre ferme. Vous pourrez aller traire les vaches de bon matin, nourrir les chevreaux au biberon…

> Disponibilités et réservations : The Pavilions Himalaya

Faire du Mountain Bike à Pokhara

Normalement, après ces deux jours de repos, vos jambes devraient commencer à vous titiller un peu !

Pokhara Mountain Bike Adventure propose une excursion DH (DownHill). On vous prête tout : VTT, casque intégrale, protections ! Il n’y a plus qu’à suivre le guide sur les beaux singles autour de Pokhara. Les montées, elles, se font en 4×4. Et étant donné la chaleur, c’est franchement pas mal !

Le Parc National du Chitwan, jungle et safari

Après Pokhara, je me suis rendue dans la région du Chitwan, en voiture cette fois. Figurez vous que ce trajet m’a presque fait aimer l’avion. Je crois que quelque soit le moyen de déplacement, les trajets restent nerveusement éprouvants au Népal.

Le Chitwan est un immense parc national au Népal, à la frontière de l’Inde, abritant les derniers rhinocéros asiatiques. C’est aussi un des rares refuges du tigre du Bengale. On peut également y apercevoir des éléphants sauvages, ours, crocodiles… Difficile d’imaginer que nous sommes seulement à 150km de Pokhara : quel changement de paysage !

J’appréhendais beaucoup cette partie de mon trip car j’avais vu que le Parc National du Chitwan était très touristique. J’ai choisis de rester dans un Hôtel un peu loin de toute cette agitation, le Tiger Tops Tharu Lodge, et je pense que c’était le bon choix. Je n’ai pas croisé un seul touriste, nous étions à chaque fois les seuls sur les excursions.

Je pense que ça vaut vraiment le coup de payer le prix pour avoir cette intimité et surtout pour voir des animaux. Je connais des voyageurs qui ont été dans la partie plus touristique du Chitwan, et qui n’ont rien vu au final.
De mon côté, j’ai été vraiment étonnée de voir autant d’animaux, et aussi facilement. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le nombre incroyables de rhinocéros : j’en ai croisé une bonne quinzaine !

J’ai pu aussi randonner dans le parc du Chitwan. Pour assurer ma sécurité ? Deux éléphants.
Cette drôle de petite patrouille a été forte utile : au bout de 2km on s’est retrouvé nez à nez avec un énorme rhinocéros !
Bien cachée derrière les éléphants, j’ai pu l’observer de près comme jamais ! Je suis restée la, fascinée, osant à peine respirer, pendant plusieurs minutes.
C’était une expérience incroyable que je vous souhaite vraiment de vivre !

Cette étape sauvage était parfaite pour clôturer en beauté ce voyage éprouvant : balade dans la jungle à la recherche du rhinocéros, descente de rivière en pirogue pour observer les gavials, ces crocodiles au nez très fin et allongé, après-midi farniente à observer les éléphants se rafraichir dans la rivière… D’ailleurs vous saviez que ça pousse des petits couinements de plaisir un éléphant?

> Disponibilités et réservations :Tiger Tops Tharu Lodge

Conclusion et fin

Jour après jour, le Népal m’a conquis. Sa spiritualité, sa diversité, son mystère, m’ont séduit.
Ce voyage m’a permis de découvrir des paysages à couper le souffle, mais aussi de rencontrer un des peuples les plus souriants et chaleureux au monde.
Cette aventure a été une magnifique expérience, une très belle leçon de vie humaine et m’a donné l’envie de revenir, tout simplement.

Infos pratiques

Quand Partir?

Vous n’avez pas peur du froid et vous voulez absolument du ciel 100% bleu? Visez Octobre-Novembre, la saison la plus touristique. Novembre sera néanmoins un peu moins touristique mais plus froid.

Vous n’avez pas peur de prendre quelques gouttes?
Faites comme moi et partez en Mars-Avril !
Le petit plus ? Les rhododendrons sont en fleurs, énormes forêts fuchsia contrastant avec les montagnes blanches, c’est incroyablement beau. Vous risquez de prendre des averses, mais les nuages apporteront beaucoup de charme aux couchers de soleil. Prenez tout de même une gortex.

Quel vol choisir?

Encore une fois, je ne peux que vous conseiller de passer par SKYSCANNER pour trouver un petit prix.

> Disponibilités et réservations : SKYSCANNER

Prendre son drone au Népal?

Les drones sont interdits au Népal. J’ai fait une demande d’autorisation qui est restée sans réponse.

Pour faire voler un drone il faut l’autorisation du département du tourisme et de l’aviation civile si votre drone fait plus de 2kg. Après discussion avec Rajan, j’ai choisis de prendre tout de même mon drone et de le faire voler dans des endroits où je ne dérangeais personne.

Si vous avez des questions, je réponds toujours dans la journée sur ma page Facebook.

A bientôt?
Isa

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Tags : nepalroad triptrek
Isa

The author Isa

Ingénieur informatique, j’ai décidé il y a deux ans de changer de vie. J’ai plaqué mon métier et j’ai commencé alors à parcourir le monde, devenant peu à peu photographe, vidéaste, puis blogueuse !

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