Safari en Tanzanie : Mes meilleurs souvenirs du nord — Tarangire, Ngorongoro et Serengeti
Tarangire, Manyara, Ngorongoro, Serengeti… et une montgolfière au lever du soleil. Je reviens d’un voyage qui restera gravé dans ma mémoire pour longtemps !
Je rêvais de l’Afrique depuis longtemps. Ces paysages de savane infinie, ces animaux qu’on n’a vus qu’en photo, cette lumière dorée qu’on imagine même la nuit… La Tanzanie, c’était mon grand voyage.
Celui que je repoussais depuis des années en me disant « un jour ». Et bien ce « un jour » est enfin arrivé.
J’ai décollé de Marseille avec Ethiopian Airlines, une escale à Addis-Abeba, et l’estomac noué d’impatience. À l’aéroport du Kilimandjaro, mon chauffeur-guide m’attendait avec un grand sourire.
L’aventure pouvait commencer.
Tarangire : les éléphants, les baobabs, et une girafe un peu trop curieuse
Direction le parc national de Tarangire, à deux heures de route au sud. Et dès les premières minutes dans le parc, on comprend qu’on n’est plus en France. Notre guide freine brusquement : un troupeau d’éléphants traverse la piste, nonchalants, indifférents à notre présence. On coupe le moteur. Le silence. Juste le bruit de leurs pas et le souffle de leurs trompes. Je n’ose pas bouger.
Tarangire, c’est le parc aux baobabs — ces arbres millénaires, ventrus et tordus, qui ponctuent la savane comme des sentinelles bienveillantes. Et les éléphants y sont partout : en famille, en solitaire, au bord de la rivière Tarangire qui est en mars leur point de ralliement. On en a compté plus de cinquante en une matinée.
L’anecdote du séjour ? Une girafe qui a décidé de s’approcher tellement près du 4×4 que son cou dépassait au-dessus de notre toit ouvrant. On était littéralement sous elle !
Le soir, au Burunge Tented Camp, posé sur une colline qui domine le lac Burunge, le coucher de soleil le coucher de soleil était à tomber. À quelques dizaines de mètres, des zèbres, et les fameux dik-dik ! Une sorte de mini-biche juste ultraaaa mignonne !
Depuis la chambre, direction le restaurant pour le dîner — et déjà, sur le chemin, la nature s’invite : des singes qui sautent de branche en branche au-dessus de ma tête, une mangouste qui détale entre mes pieds sans me prêter la moindre attention.
On n’a même pas encore commencé le safari que la faune est déjà là, partout ! Premier dîner sous les étoiles. Premier « waouh » de la semaine — mais clairement pas le dernier.
Lac Manyara : les lions perchés dans les arbres
Deuxième étape, le parc du lac Manyara. Ce que j’ignorais avant d’y aller, c’est que c’est ici qu’on peut observer les fameux lions grimpeurs — une population qui a pris l’habitude de s’installer dans les branches des figuiers géants.
Le parc abrite l’immense lac Manyara qui est absolument magique : des dizaines d’hippopotames entassés qui grognent, se bousculent, et nous ignorent royalement.
Mais ce qui m’a le plus surprise, c’est la quantité juste incroyable de babouins et de singes bleus — vraiment partout, par centaines. Sur les pistes, dans les arbres, au bord de l’eau. PARTOUT !!
Le soir, on monte vers Karatu et le Ngorongoro Farm House, notre lodge pour deux nuits, niché dans la verdure sur les pentes du volcan.
Le lodge abrite aussi une belle plantation de café à visiter, l’occasion de se balader entre les plants et d’apprendre plein de choses sur le café tanzanien. Vue sur les jardins, air frais de l’altitude, piscine, et une table absolument délicieuse.
J’ai vraiment adoré ce petit coin de paradis !
Le cratère du Ngorongoro : l’endroit le plus incroyable du monde
Je cherche mes mots. Vraiment.
La descente dans le cratère du Ngorongoro, à l’aube dans le brouillard, a quelque chose de mystique. On pénètre dans une caldeira de 260 km², classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978, et là, la faune est partout.
En quelques heures, on observe des couples de lions en plein ébats – d’ailleurs, vous saviez qu’ils ronronnaient pendant l’acte ? – des hyènes trottinant entre les jeeps, des troupeaux de gnous, des buffles, des flamants, des gazelles…
C’est impossible de poser mes yeux quelques part sans voir des dizaines et des dizaines d’animaux, c’est vraiment complètement surréaliste !
Et puis notre guide freine. Pointe son doigt vers un buisson. « Rhino. » Un rhinocéros noir, à deux cents mètres, qui broute tranquillement. Le cratère abrite une des dernières populations de cette espèce en Tanzanie.
Lors du pique-nique du midi au bord du lac, des milans – des sortes d’aigles – qui tournaient en cercles au-dessus de ma tête ont réussi à piquer mon sandwich !! Pourtant le guide m’avait prévenue ! Erreur de débutante !
Le Serengeti : l’infini devant les yeux
Dernière étape, le Serengeti. Siringet en langue Masaï — « la plaine sans fin ». Avec ses 15 000 km², c’est immense, infini, époustouflant. Entre janvier et mars, les gnous se concentrent dans le sud du parc pour la saison des naissances, et jusqu’à 8 000 bébés gnous peuvent voir le jour en une seule journée. Et avec les naissances, tous les prédateurs sont en alerte.
Premier soir au camp Kati Kati, en pleine brousse : des tentes de toile avec vue directe sur la savane, pas de barrière, pas de clôture. Juste nous et l’Afrique.
Au milieu de la nuit, un rugissement de lion, très proche.
C’était complètement fou !! Ici, il est interdit de sortir de sa tente la nuit sans être accompagné.
Les journées de safari s’enchaînent et pourtant chaque sortie apporte son lot de surprises. Un guépard en chasse, une lionne qui traverse la piste à deux mètres de notre capot, ses petits dans son sillage. Un léopard à demi caché dans un acacia, qui nous observe avec dédain depuis les hauteurs. Notre guide, Daniel, connaît chaque piste, chaque arbre, chaque animal comme s’ils étaient de vieux amis.
La montgolfière : 4h45 du matin et aucun regret.
Le réveil sonne à 4h45. Je grogne.
Le 4×4 nous emmène dans le noir à travers la savane — petit safari nocturne surprise, avec une hyène qui détale devant les phares. Au point d’envol, le ballon se gonfle lentement sous le ciel encore étoilé. Un léger safari de nuit avant le décollage au lever du soleil, pour un vol d’environ une heure à la verticale des plaines.
L’envol est silencieux, doux. On monte lentement, et d’un coup, l’horizon s’embrase. Le soleil sort des plaines en une vague orange et rouge, et en dessous de nous, des centaines d’antilopes, et aussi des lions, encore en train de dormir sur les kopje (les fameux rochers qui sortent du sol).
L’atterrissage se fait en douceur, et on nous attend avec un petit-déjeuner au champagne en pleine brousse !
L’organisation : merci Aurélien !
Merci à Aurélien, de l’agence Les Clés du Monde, qui a orchestré ce voyage de A à Z.
Depuis la première prise de contact, il a été à l’écoute, précis, et surtout passionné. Il connaît la Tanzanie sur le bout des doigts — les bons camps, les bonnes périodes, les petits détails qui font la différence.
Résultat : un itinéraire parfaitement rythmé, aucun couac logistique, et des hébergements vraiment bien choisis.
Si vous rêvez d’un safari sur mesure, je ne peux que vous recommander de le contacter. C’est le genre de conseiller qui transforme un beau voyage en voyage inoubliable.





































